Je vous partage cette réflexion intime qui m'a traversée il y a quelques semaines, alors qu'une amie me parlait de sa fille. Appelons-la Elodie. Elodie est une jeune femme hypersensible, ouverte depuis toujours à la spiritualité et pourtant si vulnérable face aux tempêtes de la vie. Elodie a compris beaucoup de choses au niveau du mental et pourtant elle n'y arrive pas et elle retombe à chaque fois dans les mêmes schémas. La peur de perdre, la jalousie, les noeuds au ventre quand un message reste sans réponse, l'auto-sabotage de la relation. Pendant que mon amie parlait et décrivait sa situation, quelque chose de très fort commença à vibrer en moi : le souvenir de mes propres tornades intérieures et en écho, une clarté implacable sur ce qui m'avait permis de m'en sortir.
J’ai été dépendante affective. Je me souviens de cette angoisse de perdre l'autre, de ces montagnes russes émotionnelles à chaque fois qu'il ne répondait pas à mes appels ou à mes messages pendant des heures, qui se transformaient parfois en jours ou en semaines. Je me souviens de ces scénarios catastrophes que j'anticipais quand tout allait bien. Je me souviens de la douleur criante toutes ces fois où il m'a quittée. Je devrais dire toutes ces fois où ils m'ont quittée, car l'histoire s'est répétée. L'histoire que mon amie me racontait résonnait. Si vous avez vécu une situation semblable, vous savez de quoi je parle et vous vous souvenez sans aucun doute de la détresse que cela peut provoquer.
Aujourd'hui, je suis remplie de gratitude envers la vie d'avoir pu m'en sortir et de m'être relevée plus forte. Et je ressens aussi un élan vibrant de délivrer ce message d'espoir : Oui, c'est possible de sortir de cette boucle émotionnelle destructrice. C'est possible de sortir de la dépendance affective.

Le rôle de l'entourage
Avant de vous parler des ingrédients qui m'ont aidée à sortir de la boucle, j'aimerais vous partager mon vécu sur le rôle que peut jouer l'entourage dans ce genre de situations. Si je jette un regard honnête dans le rétroviseur, le constat est simple: au creux de la tempête, j'étais hermétique aux solutions. Je n'avais pas envie qu'on me dise qu'avec le temps cela allait passer. Je pense avoir passé des heures à ressasser toujours la même rengaine. Je tournais en rond à l'intérieur. J'ai dû épuiser mon entourage. Les discours sur le lâcher-prise me semblaient insupportables. Les gens qui savaient mieux que moi ce que je ressentais ou devais ressentir m'ont rendue dingue. Et je pense que ce sentiment d'être incomprise doublait, voire triplait ma douleur. Je peux imaginer que mes amis et ma famille ont dû se sentir bien impuissants. Car la réalité, elle est là : la seule clé est à l'intérieur. Personne d'autre que nous ne peut nous sauver quand on se débat avec ce genre de combat.
Si vous connaissez une personne qui s'enlise dans une relation toxique ou qui est dépendante affective, ne lui dites surtout pas que cela va passer. Ne lui dites surtout pas de lâcher prise. Dosez vos conseils, car il y a de fortes chances qu'ils ne soient pas pleinement écoutés si l'âme n'est pas prête. Quand la douleur est trop vive, les oreilles se ferment. Et seule la présence et beaucoup de patience et d'amour peuvent alors vraiment soutenir. C'est sans doute le fait d'être comprise, de ne pas être jugée, d'avoir le droit de souffrir qui a été le plus apaisant pour moi. C'est une compétence rare que de pouvoir refléter cela à une personne qui tourne en boucle et qui touche le fond au niveau émotionnel.
L'humain est ainsi fait, nous voulons aider, sauver au plus vite mais cela n'est pas toujours possible. Chacun a son parcours et un rythme différent.

Mettre du Sens
A la lueur de mon parcours - et je suis consciente qu'il y a d'autres chemins - j'aimerais vous confier la recette qui a marché pour moi.
La première clé a inévitablement été de mettre du sens. Les outils de connaissance de Soi m'ont aidé à mettre de la lumière sur ce qui se jouait en moi mais aussi sur ce que mon âme avait choisi de traverser. Les concepts et écrits spirituels ont eux aussi mis du sens sur ma route. Le livre de Lise Bourbeau, Les cinq blessures de l'âme a ouvert une voie éclairée. La lecture de L'ultime Pardon, d'André Harvey a lui aussi laissé des traces indélébiles. Il y a eu un avant et un après. Les enseignements que j'ai puisés dans ce livre m'ont permis de mettre de la perspective sur tout ce qui m'était arrivé jusque là. Savoir qui on est, ce que l'on est venu faire sur cette terre peut réellement aider. Comprendre les schémas que nous avons vécu dans l'enfance et les choix que là aussi notre âme a fait a le pouvoir d'apaiser un tant soi peu le malaise. Mettre du sens sur les contrats d'âme, pourquoi nous rencontrons telle personne ou pourquoi telle relation est tellement spéciale m'ont aidé à baliser la voie vers la guérison. Mais cela ne suffit pas.
Equilibrer ses énergies
Sans doute que les soins énergétiques prodigués par les thérapeutes que j'ai consultés à l'époque ont fait leur part. Dans mon expérience, l'effet du soin durait quelques jours ou quelques semaines dans le meilleur des cas. Un soin énergétique sur une problématique émotionnelle engrammée de manière si profonde, qui trouve souvent des échos dans le transgénérationnel ou le karmique permet d'enlever une toute petite couche du mal qui nous ronge. Elle ne peut venir rééquilibrer que de manière temporaire. Oui, bien sûr, cela peut donner un coup de boost et le tremplin dont on a besoin pour travailler soi-même à sa guérison. Mais si on regarde de plus près la problématique de la dépendance affective, le coeur de la solution se retrouve dans l'autonomie et cela vaut aussi au niveau énergétique. Dépendre d'un thérapeute pour aller mieux nous ramène subtilement dans la spirale de la dépendance.
Alors quelle est la solution me direz-vous ?
Devenir autonome dans sa pratique énergétique
C'est en touchant le fond que j'ai compris que personne ne pouvait faire ce chemin à ma place. Je pense qu'un beau jour, cela a fini par faire tellement mal que mon âme a eu un sursaut. Je me suis formée pour la 2e fois au 1er niveau Reiki et j'ai passé le 2e niveau dans la foulée. Le 2e niveau Reiki, c'est celui qui permet de travailler en profondeur sur les mémoires émotionnelles et les blocages mentaux. J'avais désormais un outil pour prendre soin de moi. J'avais désormais l'appel de le pratiquer au quotidien et c'est là que la magie a agi. Je vous mentirais si je vous disais que tout s'est réglé en une fois mais le chemin de guérison était au moins amorcé.

Les flammes jumelles
Le concept des 'flammes jumelles' m'a aidé à mettre du sens sur l'intensité de ce que je vivais. Avec le recul, je me dis que ce concept m'a lui aussi gardé un peu trop longtemps dans la boucle. La description de ce parcours tend souvent à nous mettre dans l'attente de cet autre qui nous fuit et qui reviendra un jour quand on aura suffisamment travaillé. Ce que j'ai compris de ce parcours, c'est que son seul but, c'est de nous permettre de nous rencontrer nous-même et de nous aimer. A mon sens, c'est aujourd'hui le seul sens que je peux donner à ce chemin et à la vie de manière générale. Se rencontrer pleinement et s'aimer.
Accepter sa mission comme guérison
Je pense qu'un autre palier a été atteint lorsque j'ai accepté ma mission de transmettre ce que j'avais appris, que cela soit au niveau de la connaissance de soi au service du sens ou au niveau énergétique. A chaque formation, à chaque transmission, je reste persuadée que je continue à guérir une partie de moi. Si l'on se souvient que nous faisons tous partie du Tout et de la Source, cela fait tellement de sens pour moi.
Aujourd'hui, il reste bien entendu des défis dans ma vie. Le regard de l'autre dans le monde professionnel et amical peut continuer à me questionner. Mais je pense pouvoir affirmer que j'ai trouvé le chemin de l'amour de moi et de l'équilibre émotionnel. J'ai appris à aimer ma solitude et à ne plus jamais rechercher la compagnie des gens qui ne me voient pas telle que je suis. Je ne cours plus après les gens. Je n'attends plus un prince charmant. Il peut encore y avoir des déceptions ou des moments de tristesse passagers mais je ne souffre plus et j'ai retrouvé la joie simple d'être en vie.
Voici mon humble partage. Chaque parcours aura sa solution, sa recherche de sens et sa recherche d'équilibre personnel.
Je vous embrasse,
Sophie
Si ce témoignage résonne en toi et que tu te sens prête à entamer ce chemin, la Voie du Cœur Sacré t'accompagne vers l'équilibre et l'amour de toi. → 'La Voie du Coeur Sacré .
Un chemin vers l'autonomie affective